Fausse attestation décennale : quelles sanctions pénales et civiles ?
Sommaire Que risque-t-on avec une fausse attestation décennale ?
- Que risque-t-on avec une fausse attestation décennale ?
- Que prévoit l’article 441-1 pour le faux et usage de faux ?
- Le défaut d’assurance décennale est-il un délit ?
- Votre patrimoine personnel est-il engagé pendant dix ans ?
- Que dit la Cour de cassation sur les fausses attestations ?
- Comment détecter une fausse attestation décennale ?
- Que faire si tous les assureurs vous refusent ?
- Comment obtenir une vraie décennale au bon prix ?
- Questions fréquentes
- Sources & références
L’essentiel
Produire ou utiliser une fausse attestation d’assurance décennale constitue un faux et usage de faux, puni de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende (article 441-1 du Code pénal). Si le document a permis de décrocher un chantier, l’escroquerie peut s’y ajouter (5 ans et 375 000 €, article 313-1), ainsi que le délit de défaut d’assurance obligatoire (6 mois et 75 000 €, article L243-3 du Code des assurances). Le dirigeant engage en outre son patrimoine personnel pendant dix ans en cas de sinistre (Cass. 3e civ., 10 mars 2016, n° 14-15.326). L’alternative légale en cas de refus des assureurs est la saisine du Bureau central de tarification (article L243-4).
Rédigé par Sami Hami · Courtier ORIAS n° 22001730 · Vérifié le 26 juillet 2026
Présenter une fausse attestation d’assurance décennale peut sembler, à certains professionnels en difficulté, une solution de facilité pour décrocher un chantier. C’est en réalité l’une des fraudes les plus sévèrement réprimées du secteur du bâtiment : jusqu’à trois ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende pour le faux lui-même, des poursuites pour escroquerie lorsque le document a permis d’obtenir un marché, et dix années de responsabilité pesant sur le patrimoine personnel du dirigeant en cas de sinistre. Ce guide détaille les sanctions pénales et civiles encourues, deux affaires réellement jugées par la Cour de cassation, les méthodes de vérification employées par les maîtres d’ouvrage, et surtout l’alternative parfaitement légale qui existe lorsque les assureurs refusent de vous couvrir.
Que risque-t-on avec une fausse attestation décennale ?
Une fausse attestation décennale expose son auteur à une triple sanction : pénale, assurantielle et civile. Contrairement à une idée répandue, il ne s’agit pas d’une simple irrégularité administrative, mais d’un délit caractérisé, jugé devant le tribunal correctionnel.
Sur le plan pénal, la fabrication ou la modification d’une attestation constitue un faux, et sa remise à un client un usage de faux : l’article 441-1 du Code pénal punit chacun de ces actes de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende. Lorsque le document a permis de décrocher un chantier ou d’encaisser un acompte, l’escroquerie peut s’y ajouter : cinq ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende (article 313-1 du Code pénal). Enfin, une fausse attestation signifie par définition que l’entreprise n’est pas assurée : le délit de défaut d’assurance obligatoire de l’article L243-3 du Code des assurances, puni de six mois d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, complète l’arsenal répressif.
| Infraction | Texte applicable | Peine maximale |
|---|---|---|
| Faux et usage de faux | Article 441-1 du Code pénal | 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende |
| Escroquerie (si le faux a permis d’obtenir un marché) | Article 313-1 du Code pénal | 5 ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende |
| Défaut d’assurance décennale | Article L243-3 du Code des assurances | 6 mois d’emprisonnement et 75 000 € d’amende |
À ces peines principales s’ajoutent des peines complémentaires redoutables pour un professionnel : interdiction d’exercer l’activité, interdiction de gérer une entreprise, exclusion des marchés publics. Et en cas de sinistre relevant de la garantie décennale, l’entreprise — et souvent son dirigeant personnellement — devra indemniser le client sur ses propres deniers pendant dix ans. Chacun de ces volets est détaillé ci-dessous.
Que prévoit l’article 441-1 pour le faux et usage de faux ?
L’article 441-1 du Code pénal définit le faux comme « toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice », commise dans un écrit qui a pour objet d’établir la preuve d’un droit ou d’un fait ayant des conséquences juridiques. Une attestation d’assurance décennale — qui prouve précisément l’existence d’une garantie exigée par la loi — entre pleinement dans cette définition. En pratique, les tribunaux rencontrent quatre grands scénarios :
- l’attestation fabriquée de toutes pièces, avec un faux logo d’assureur et un numéro de contrat inventé ;
- l’attestation authentique modifiée : dates de validité prolongées, activités ajoutées, montants ou franchises retouchés ;
- l’attestation d’une autre entreprise réutilisée, par exemple en y apposant son propre tampon ou en substituant sa raison sociale ;
- l’attestation d’un contrat résilié ou expiré, maquillée pour paraître en cours de validité.
Chaque étape constitue une infraction distincte : la fabrication ou l’altération du document est un faux ; sa remise au client, sa jonction à un devis ou à une facture, ou sa production dans un dossier d’appel d’offres est un usage de faux, puni des mêmes peines. Précision importante : celui qui achète une fausse attestation « clé en main » — des officines en proposent sur internet — et la présente à un client commet l’usage de faux, même s’il n’a pas fabriqué le document lui-même.
Lorsque la fausse attestation a déterminé le client à signer le marché ou à verser un acompte, elle caractérise la manœuvre frauduleuse de l’escroquerie (article 313-1 du Code pénal), portant les peines encourues à cinq ans d’emprisonnement et 375 000 € d’amende. Le Code pénal prévoit en outre des peines complémentaires : interdiction d’exercer l’activité professionnelle à l’occasion de laquelle l’infraction a été commise, exclusion des marchés publics, affichage de la décision. Pour un artisan, l’interdiction professionnelle est souvent la sanction la plus lourde de conséquences.
Le défaut d’assurance décennale est-il un délit ?
Oui : indépendamment de toute fraude documentaire, le défaut d’assurance décennale constitue une infraction de fond, car l’article L241-1 du Code des assurances rend cette couverture obligatoire. Ce texte impose à toute personne — physique ou morale — dont la responsabilité décennale peut être engagée sur le fondement des articles 1792 et suivants du Code civil d’être couverte par une assurance, et d’être en mesure de le justifier à l’ouverture de tout chantier.
L’article L243-3 du même code punit la violation de cette obligation de six mois d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, ou de l’une de ces deux peines seulement. Le texte ne prévoit qu’une seule exception : la personne physique qui construit un logement pour l’occuper elle-même ou le faire occuper par son conjoint, ses ascendants ou descendants, ou ceux de son conjoint. Autrement dit, aucun professionnel du bâtiment n’y échappe — artisan, entreprise générale, constructeur, mais aussi micro-entrepreneur : le statut ne change rien à l’obligation. Pour savoir précisément si votre activité est concernée, consultez notre page qui est concerné par la décennale.
Ce délit est autonome : il est constitué dès lors que le chantier est ouvert sans assurance, même sans aucune fausse attestation. Mais lorsque le professionnel non assuré présente en plus un document falsifié, les qualifications se cumulent : défaut d’assurance, faux et usage de faux, le cas échéant escroquerie. Le tribunal peut prononcer des peines pour chacune de ces infractions, dans la limite du maximum légal le plus élevé. Travailler sans décennale est déjà un pari très risqué — le dissimuler derrière un faux transforme une infraction en dossier correctionnel lourd. Nous avons consacré un guide complet aux risques du travail sans décennale.
Votre patrimoine personnel est-il engagé pendant dix ans ?
Oui : l’article 1792 du Code civil rend tout constructeur responsable de plein droit pendant dix ans à compter de la réception, et sans assurance valable, cette responsabilité pèse directement sur votre patrimoine personnel. Le volet pénal n’est donc que la moitié du problème : cette responsabilité couvre, envers le maître d’ouvrage ou l’acquéreur, les dommages — même résultant d’un vice du sol — qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. Elle existe indépendamment de toute assurance : l’assurance décennale ne fait que la transférer à un assureur.
Le professionnel qui a présenté une fausse attestation n’a, par définition, aucun assureur derrière lui. En cas de sinistre — fissures structurelles, affaissement, infiltrations généralisées, reprise de fondations —, il devra indemniser le client sur ses fonds propres. Or un désordre décennal se chiffre couramment en dizaines de milliers d’euros, parfois bien davantage lorsqu’une démolition-reconstruction partielle s’impose.
Beaucoup de dirigeants imaginent que la société fera écran et qu’une liquidation effacera l’ardoise. C’est une erreur, tranchée par la Cour de cassation : le gérant qui n’a pas souscrit l’assurance décennale obligatoire commet une faute intentionnelle constitutive d’une infraction pénale, séparable de ses fonctions sociales, qui engage sa responsabilité civile personnelle envers les tiers victimes (Cass. 3e civ., 10 mars 2016, n° 14-15.326, publié au bulletin). Concrètement : même si l’entreprise est liquidée, le maître d’ouvrage peut poursuivre le dirigeant à titre personnel — résidence, épargne, biens propres sont exposés, pendant toute la durée de la garantie décennale.
S’y ajoutent les conséquences commerciales : le client trompé peut demander des dommages-intérêts pour le préjudice causé par la tromperie elle-même, et la condamnation pénale, publique, ruine durablement la réputation de l’entreprise.
Que dit la Cour de cassation sur les fausses attestations ?
La Cour de cassation confirme que les sanctions frappant les fausses attestations décennales n’ont rien de théorique. En témoignent les deux décisions ci-dessous, toutes deux consultables sur Légifrance.
Le tampon apposé sur l’attestation d’une autre entreprise (Cass. crim., 9 novembre 2016, n° 15-87.238). Un entrepreneur avait apposé le tampon de sa propre société sur une attestation d’assurance décennale appartenant à une autre entreprise, puis remis le document à son cocontractant. Condamné pour faux et usage de faux, il a vu sa peine confirmée par la Cour de cassation : six mois d’emprisonnement avec sursis et cinq ans d’interdiction professionnelle, outre les dommages-intérêts accordés à la partie civile. L’enseignement est net : nul besoin de fabriquer un document de toutes pièces — détourner une attestation authentique suffit à caractériser le faux, et l’interdiction professionnelle de cinq ans est, économiquement, la peine la plus dévastatrice.
Le gérant condamné sur son patrimoine personnel (Cass. 3e civ., 10 mars 2016, n° 14-15.326). Une société civile immobilière avait confié la construction de cinq chalets à une entreprise qui n’avait pas souscrit d’assurance décennale. Des désordres apparus, l’entreprise placée en liquidation judiciaire, le maître d’ouvrage s’est retourné contre le gérant à titre personnel. La Cour de cassation a validé cette action : le défaut de souscription d’une assurance obligatoire est une faute séparable des fonctions de dirigeant. La sanction civile survit donc à l’entreprise.
Un mot de prudence : de nombreux sites commerciaux citent des « jurisprudences » spectaculaires sans lien vers la décision. Avant de vous fier à un numéro de pourvoi, vérifiez-le sur Légifrance — les deux affaires ci-dessus, elles, s’y trouvent intégralement.
Comment détecter une fausse attestation décennale ?
Une fausse attestation décennale se détecte en vérifiant sa conformité au modèle normalisé issu de l’arrêté du 5 janvier 2016 : des mentions minimales obligatoires, de l’identité de l’assureur aux activités garanties. Ce modèle, pris en application de l’article L243-2 du Code des assurances, impose l’identité et les coordonnées de l’assureur, le numéro du contrat, la raison sociale et le SIREN de l’assuré, la période de validité, les activités garanties et les conditions d’application aux chantiers (date d’ouverture de chantier, montant des travaux). Un document incomplet ou approximatif attire immédiatement l’attention — et une fausse attestation se révèle de toute façon toujours au moment du sinistre. Nous détaillons ces mentions dans notre guide sur l’attestation décennale et ses informations obligatoires.
Les vérifications les plus courantes chez les maîtres d’ouvrage, promoteurs et donneurs d’ordre :
- contacter directement l’assureur mentionné — en retrouvant ses coordonnées publiques, jamais celles imprimées sur le document — pour confirmer l’existence du contrat et sa validité ;
- vérifier que la date d’ouverture du chantier se situe bien dans la période de validité de l’attestation, car la garantie s’apprécie à cette date ;
- contrôler les activités déclarées : une attestation de peintre ne couvre pas une extension maçonnée ;
- croiser raison sociale et SIREN avec le devis et l’extrait d’immatriculation de l’entreprise ;
- exiger une attestation récente, voire une attestation spécifique au chantier pour les opérations importantes.
Dans les marchés publics, les pièces exigées lors de la candidature et de la sous-traitance — dont le formulaire DC4, que nous expliquons dans notre guide du DC4 — rendent la fraude pratiquement impossible à masquer. Et en cas de sinistre, le scénario est immuable : l’assureur mentionné nie l’existence du contrat, l’expert judiciaire remonte la chaîne documentaire, et le dossier bascule au pénal.
Que faire si tous les assureurs vous refusent ?
Si tous les assureurs refusent de vous couvrir, la loi a précisément prévu ce cas : il existe une solution gratuite et parfaitement légale. Car derrière la plupart des fausses attestations, il y a rarement un fraudeur endurci : il y a un professionnel qui n’a pas réussi à s’assurer — sinistralité passée, activité jugée atypique, entreprise en création, antécédent de résiliation pour impayé.
L’article L243-4 du Code des assurances dispose que toute personne assujettie à l’obligation d’assurance qui, ayant sollicité un assureur dont les statuts n’interdisent pas ce type de risque, se heurte à un refus, peut saisir le Bureau central de tarification (BCT). Le rôle du BCT est de fixer le montant de la prime moyennant laquelle l’assureur concerné est tenu de garantir le risque ; il peut également déterminer une franchise restant à la charge de l’assuré. Un assureur qui maintiendrait son refus après décision du BCT s’expose à une sanction majeure : le retrait de son agrément administratif.
En pratique, la démarche exige de la rigueur : obtenir un refus formalisé de l’assureur, puis saisir le BCT dans les quinze jours suivant ce refus, avec un dossier complet (proposition d’assurance, justificatifs d’activité et d’expérience). Nous avons détaillé chaque étape, modèles à l’appui, dans notre guide saisir le BCT pas à pas.
Avant d’en arriver là, sachez qu’un refus en agence ne signifie pas un refus du marché entier : les profils atypiques trouvent souvent une solution auprès d’assureurs spécialisés en construction, accessibles via un courtier. C’est exactement le rôle de Batirio, courtier immatriculé à l’ORIAS sous le n° 22001730 : interroger les assureurs adaptés à votre profil, y compris lorsque votre dossier sort des cases habituelles.
Comment obtenir une vraie décennale au bon prix ?
Une véritable assurance décennale coûte, à titre indicatif, de l’ordre de 900 € par an pour un artisan seul en second œuvre léger, et de 3 500 à 8 000 € par an pour le gros œuvre et la structure. Rapportez ces chiffres à ce que coûte une fausse attestation : trois ans d’emprisonnement, 45 000 € d’amende, une interdiction professionnelle et dix ans de responsabilité sur votre patrimoine personnel. Les créateurs d’entreprise subissent une majoration, généralement de 20 à 50 % la première année, faute d’antécédents ; les micro-entrepreneurs paient souvent moins cher, leur chiffre d’affaires étant plafonné. Le détail métier par métier figure dans notre baromètre des prix de la décennale.
Autrement dit, la prime annuelle représente une fraction du coût d’un seul sinistre non assuré — et une fraction infime du coût d’une condamnation pénale. Si le tarif est votre blocage, des leviers légitimes existent : déclarer précisément vos activités réelles plutôt qu’une nomenclature trop large, ajuster la franchise, faire jouer la concurrence. Nos guides baisser le prix de sa décennale et comparer les devis décennale vous donnent la méthode.
Et si vous êtes aujourd’hui sans attestation valable, la priorité absolue est de régulariser avant d’ouvrir le moindre chantier : chaque chantier ouvert sans assurance est un délit distinct.
Obtenez votre devis décennale en ligne : tarification indicative immédiate, attestation rapide dès validation du dossier, y compris pour les créateurs et les profils ayant essuyé des refus.
Questions fréquentes
Le faux et l’usage de faux sont punis de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende (article 441-1 du Code pénal). Si le document a permis d’obtenir un chantier, l’escroquerie peut être retenue : cinq ans et 375 000 € (article 313-1). S’y ajoutent le délit de défaut d’assurance (six mois et 75 000 €, article L243-3 du Code des assurances) et des peines complémentaires comme l’interdiction d’exercer.
Oui. La Cour de cassation a confirmé la condamnation d’un entrepreneur qui avait apposé son tampon sur l’attestation d’une autre société : six mois d’emprisonnement avec sursis et cinq ans d’interdiction professionnelle (Cass. crim., 9 novembre 2016, n° 15-87.238). Le détournement d’un document authentique constitue un faux au même titre qu’une fabrication complète.
Si les dates ont été retouchées, c’est un faux au sens de l’article 441-1 du Code pénal. Si le document est authentique mais expiré, présenter sciemment une couverture inexistante vous expose de toute façon au délit de défaut d’assurance (article L243-3). La garantie s’apprécie à la date d’ouverture du chantier : une attestation valable hier ne couvre pas un chantier ouvert aujourd’hui.
Contactez directement l’assureur mentionné, via ses coordonnées publiques et non celles imprimées sur le document, pour confirmer le numéro de contrat et sa validité. Vérifiez ensuite que la date d’ouverture de votre chantier se situe dans la période garantie et que les travaux confiés figurent bien dans les activités déclarées. L’attestation doit respecter le modèle fixé par l’arrêté du 5 janvier 2016.
Ne fraudez jamais : la loi prévoit votre situation. Après un refus formalisé d’un assureur, vous pouvez saisir le Bureau central de tarification (article L243-4 du Code des assurances) dans les quinze jours : il fixe la prime à laquelle cet assureur est tenu de vous garantir. Un courtier spécialisé en construction peut aussi trouver un contrat adapté avant d’en arriver là.
Non. Ne pas souscrire l’assurance décennale obligatoire constitue une faute intentionnelle, constitutive d’une infraction pénale et séparable des fonctions de dirigeant : le gérant répond alors sur son patrimoine personnel, même si la société est en liquidation judiciaire (Cass. 3e civ., 10 mars 2016, n° 14-15.326). Le volet pénal vise par ailleurs directement la personne physique qui a commis ou utilisé le faux.
Sources : Article 441-1 du Code pénal · Article 313-1 du Code pénal · Article L241-1 du Code des assurances · Article L243-2 du Code des assurances · Article L243-3 du Code des assurances · Article L243-4 du Code des assurances · Article 1792 du Code civil · Arrêté du 5 janvier 2016 (modèle d’attestation) · Cass. crim., 9 novembre 2016, n° 15-87.238 · Cass. 3e civ., 10 mars 2016, n° 14-15.326 (consultés en juillet 2026)
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