Assurance décennale · Cas particuliers

Assurance décennale auto-entrepreneur du bâtiment

Tarifs, obligations et devis en ligne pour votre métier de auto-entrepreneur du bâtiment.

Réponse courte

Oui, un auto-entrepreneur du bâtiment doit souscrire une assurance RC Décennale, comme n’importe quel constructeur. L’obligation de l’art. L241-1 du Code des assurances s’applique quel que soit le statut, micro-entreprise comprise. Le régime micro allège vos cotisations, pas votre responsabilité décennale (art. 1792 du Code civil). Batirio ajuste le tarif à votre faible chiffre d’affaires, sans toucher à la couverture.

Mis à jour le 4 juillet 2026 — Sami Hami, courtier en assurances (ORIAS n° 22001730)

Se lancer en auto-entrepreneur, c’est choisir la simplicité : des cotisations calculées sur le chiffre d’affaires réellement encaissé, une comptabilité réduite, pas de TVA sous les seuils. Ce statut a permis à des milliers de maçons, plombiers, électriciens, peintres et carreleurs de démarrer seuls, sans lourdeur administrative. Mais il traîne une idée reçue tenace et dangereuse : beaucoup pensent qu’un micro-entrepreneur serait dispensé d’assurance décennale. C’est faux, et cette croyance ruine des artisans chaque année.

La règle est simple et sans exception : l’obligation d’assurance décennale s’applique à toute personne qui réalise des travaux de construction, quel que soit son statut juridique. Micro-entreprise, EURL, SASU, artisan classique : la loi ne fait aucune différence. Dès que vos travaux touchent à la fonction de l’ouvrage, vous devez être couvert avant d’ouvrir le chantier (art. L241-1 du Code des assurances), au titre de la garantie décennale instituée par les art. 1792 et 1792-1 à 1792-7 du Code civil, issus de la loi Spinetta de 1978. Ce que le statut micro change, c’est le niveau de votre chiffre d’affaires, donc le tarif de votre assurance. Chez Batirio, nous partons de votre réalité de micro pour construire une couverture juste, à votre échelle.

Les activités couvertes

Voici les activités typiques d’un auto-entrepreneur du bâtiment que votre contrat doit couvrir. La liste exacte de vos activités déclarées détermine l’étendue de votre garantie.

  • Gros œuvre et maçonnerie (fondations, murs, dalles, reprises)
  • Plomberie, sanitaire et raccordements d'eau
  • Électricité générale et mise aux normes d'installations
  • Peinture, enduits et revêtements muraux
  • Carrelage, faïence et chapes
  • Menuiserie, pose de fenêtres et fermetures
  • Plâtrerie, cloisons et isolation intérieure
  • Couverture, étanchéité et travaux extérieurs
  • Petits travaux de rénovation et second œuvre tous corps d'état

Le premier réflexe du micro-entrepreneur est de déclarer précisément SES activités, et rien d’autre. Votre attestation ne vous couvre que pour les travaux qui y figurent expressément : un plombier qui touche à l’électricité, un carreleur qui coule aussi des chapes ou un peintre qui se met à faire de l’imperméabilité de façade doit le signaler, sinon le sinistre correspondant ne sera pas garanti. En auto-entrepreneur, on cumule souvent plusieurs prestations pour vivre : chacune doit apparaître au contrat. Deuxième point capital, l’attestation d’assurance décennale doit être jointe à vos devis et à vos factures (art. L243-2 du Code des assurances) : ce n’est pas une formalité, c’est une obligation légale qui rassure le client et prouve votre sérieux. Enfin, surveillez vos seuils de chiffre d’affaires : le régime micro s’arrête au-delà d’un certain plafond, et un dépassement durable vous fait basculer vers un autre statut. Actualisez alors immédiatement votre déclaration Batirio, car votre volume d’activité et votre couverture doivent rester cohérents. Ne bricolez jamais avec ces trois points : activités réelles, attestation sur les documents, seuils respectés.

Combien coûte votre assurance décennale ?

Le tarif dépend de votre chiffre d’affaires, de votre expérience et de vos antécédents. Fourchettes indicatives pour un auto-entrepreneur du bâtiment :

ProfilPrix indicatif
Artisan seul (≤ 80 k€ CA)900 – 2 500 €/an
TPE (2 à 5 personnes)1 620 – 5 500 €/an
PME (> 1 M€ CA)Tarification sur étude — programme personnalisé

* Montants indicatifs 2026, hors reprise du passé et antécédents lourds. Tarif ferme après recueil de votre besoin.

Les garanties recommandées

Le socle de votre protection, même en micro-entreprise, reste la RC Décennale, obligatoire avant l’ouverture de tout chantier dès que vos travaux touchent à la fonction de l’ouvrage (art. L241-1 du Code des assurances). Elle vous engage dix ans sur les désordres graves — fissuration structurelle, défaut d’étanchéité, installation dangereuse — quel que soit votre corps de métier et quel que soit votre statut. On y ajoute la RC Pro construction, indispensable à l’artisan qui travaille seul : elle prend en charge les dommages causés aux tiers pendant le chantier (dégât d’eau chez un voisin, matériel abîmé, chute d’un objet) et les désordres qui n’entrent pas dans le champ décennal. Batirio ajuste le calibrage et le tarif de ces garanties à votre chiffre d’affaires de micro-entrepreneur et aux activités que vous déclarez réellement : vous payez pour votre volume d’activité, pas pour celui d’une grosse entreprise, sans jamais sacrifier l’étendue de la couverture.

Mon devis décennale

Cas concrets

Trois sinistres types du métier

Le drame de l'auto-entrepreneur non assuré

Un maçon en micro-entreprise démarre son activité et croit, comme on le lui a dit sur un forum, que la décennale n'est pas obligatoire pour un auto-entrepreneur. Il réalise la dalle et les murs porteurs d'une extension pour un particulier. Deux ans après réception, des fissures traversantes apparaissent : les fondations ont été mal dimensionnées, la structure est menacée. Le client se retourne contre lui au titre de la garantie décennale. Sans assurance, l'artisan doit financer seul la reprise des ouvrages sur son patrimoine personnel, et s'expose en plus aux sanctions pénales du défaut d'assurance.

62 000 €reprise en sous-œuvre des fondations, démolition et reconstruction des ouvrages porteurs atteints, montant intégralement à la charge de l'artisan faute d'assurance, en plus du risque de sanction de l'art. L243-3 du Code des assurances (jusqu'à 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement)

NON pris en charge — absence de décennale : l'obligation de l'art. L241-1 du Code des assurances s'applique aussi au micro-entrepreneur (art. 1792 du Code civil)

Infiltration après une pose de carrelage sur terrasse

Une carreleuse auto-entrepreneuse, elle correctement assurée chez Batirio, pose un carrelage sur une terrasse située au-dessus d'une pièce habitée. Le traitement de l'étanchéité sous le carrelage est insuffisant et les joints périphériques mal réalisés. À la première saison de pluie, l'eau s'infiltre à travers le complexe et ruisselle dans la chambre du dessous, tachant le plafond et gorgeant l'isolant. L'ouvrage ne remplit plus sa fonction : le sinistre relève de la décennale.

21 000 €dépose du carrelage et du complexe d'étanchéité, réfection de l'étanchéité et repose du revêtement, assèchement et remise en état de la pièce sous-jacente

Pris en charge — perte de l'étanchéité rendant l'ouvrage impropre à sa destination (art. 1792 du Code civil)

Défaut d'une installation électrique en rénovation

Un électricien en micro-entreprise, assuré Batirio, refait le tableau et une partie du réseau d'un logement rénové. Un défaut de mise à la terre et un serrage insuffisant sur plusieurs bornes provoquent, plusieurs mois après la réception, un échauffement puis un départ de feu dans une gaine technique. L'incendie est circonscrit mais endommage une partie de l'installation et des cloisons. Le désordre compromet la sécurité et la destination de l'ouvrage.

34 000 €reprise complète de l'installation électrique concernée, mise en conformité, remplacement des matériels endommagés et remise en état des cloisons et gaines touchées

Pris en charge — défaut rendant l'ouvrage impropre à sa destination et compromettant la sécurité (art. 1792 du Code civil)

Questions fréquentes

La décennale auto-entrepreneur du bâtiment, vos questions

Oui, sans aucune exception. L'obligation d'assurance décennale posée par l'art. L241-1 du Code des assurances s'applique à toute personne qui réalise des travaux de construction, quel que soit son statut juridique. Micro-entreprise, EURL, SASU ou artisan classique : la loi ne fait aucune distinction. L'idée reçue selon laquelle un auto-entrepreneur en serait dispensé est fausse et coûte très cher à ceux qui y croient. Dès que vos travaux touchent à la fonction de l'ouvrage, vous devez être assuré avant même de commencer le chantier, exactement comme n'importe quel constructeur.

Non pour l'obligation, oui pour le tarif. Le régime micro-entreprise allège vos cotisations sociales, votre comptabilité et vous dispense de TVA sous certains seuils, mais il ne réduit en rien votre responsabilité décennale (art. 1792 et 1792-1 à 1792-7 du Code civil). Ce que votre statut de micro change, c'est votre niveau de chiffre d'affaires : comme il est plus faible que celui d'une grosse entreprise, Batirio ajuste le tarif de votre décennale en conséquence. Vous êtes couvert avec la même étendue qu'un artisan classique, mais à un prix calé sur votre volume d'activité réel.

Deux dangers, l'un pénal, l'autre personnel. Sur le plan pénal, exercer sans assurance décennale obligatoire est un délit sanctionné par l'art. L243-3 du Code des assurances, qui prévoit jusqu'à 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement. Sur le plan personnel, c'est encore plus grave : en cas de sinistre décennal, vous devez indemniser seul le client, parfois pour des dizaines de milliers d'euros, sur votre patrimoine. Pour un auto-entrepreneur qui n'a souvent qu'une protection limitée de ses biens propres, un seul chantier qui tourne mal peut tout emporter. La décennale n'est pas une charge : c'est ce qui protège votre activité et votre patrimoine.

Oui, c'est une obligation légale. L'art. L243-2 du Code des assurances impose de mentionner votre assurance décennale sur vos devis et vos factures, avec les informations permettant au client de la vérifier. Pour un micro-entrepreneur, c'est aussi un vrai atout commercial : un particulier ou un donneur d'ordre rassuré par une attestation à jour vous confiera plus facilement ses travaux. Veillez à ce que le document mentionne bien toutes vos activités réellement exercées. Batirio vous fournit une attestation claire, prête à être jointe à vos documents.

Le régime micro-entreprise s'applique tant que votre chiffre d'affaires reste sous les plafonds prévus pour votre activité. Un dépassement ponctuel est toléré dans certaines limites, mais un dépassement durable vous fait sortir du régime micro et bascule votre entreprise vers un autre statut. Cela ne supprime jamais votre obligation de décennale — elle reste identique — mais votre volume d'activité augmente. Prévenez alors Batirio sans attendre : nous réajustons votre contrat pour que votre couverture et votre tarif restent cohérents avec votre nouveau chiffre d'affaires.

Le prix dépend de votre chiffre d'affaires, des activités que vous déclarez, de votre expérience et de votre sinistralité passée. Bonne nouvelle pour le micro : comme votre volume d'activité est plus faible que celui d'une grande entreprise, le tarif de votre décennale est ajusté en conséquence. Attention toutefois, un tarif plus léger ne veut jamais dire une couverture au rabais : l'obligation et l'étendue de la garantie sont les mêmes pour tous. Plutôt que d'annoncer un montant fictif, Batirio part de votre situation réelle d'auto-entrepreneur pour construire un devis juste, à votre échelle. Contactez-nous pour une estimation adaptée.

Sources : art. L241-1 du Code des assurances (obligation d’assurance décennale) · art. 1792 du Code civil (responsabilité des constructeurs) — Legifrance, consultées le 4 juillet 2026.

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