Le drame de l'auto-entrepreneur non assuré
Un maçon en micro-entreprise démarre son activité et croit, comme on le lui a dit sur un forum, que la décennale n'est pas obligatoire pour un auto-entrepreneur. Il réalise la dalle et les murs porteurs d'une extension pour un particulier. Deux ans après réception, des fissures traversantes apparaissent : les fondations ont été mal dimensionnées, la structure est menacée. Le client se retourne contre lui au titre de la garantie décennale. Sans assurance, l'artisan doit financer seul la reprise des ouvrages sur son patrimoine personnel, et s'expose en plus aux sanctions pénales du défaut d'assurance.
62 000 €reprise en sous-œuvre des fondations, démolition et reconstruction des ouvrages porteurs atteints, montant intégralement à la charge de l'artisan faute d'assurance, en plus du risque de sanction de l'art. L243-3 du Code des assurances (jusqu'à 75 000 € d'amende et 6 mois d'emprisonnement)
NON pris en charge — absence de décennale : l'obligation de l'art. L241-1 du Code des assurances s'applique aussi au micro-entrepreneur (art. 1792 du Code civil)