Attestation décennale : mentions obligatoires, validité, vérification — le guide complet
L’attestation d’assurance décennale est le document officiel par lequel un assureur certifie qu’un professionnel du bâtiment est couvert au titre de la garantie décennale imposée par l’article L241-1 du Code des assurances. Depuis le 1er juillet 2016, son contenu est standardisé par l’arrêté du 5 janvier 2016 : elle doit mentionner notamment les activités garanties, sa période de validité, le coût maximal des chantiers couverts et la nature des techniques utilisées. Elle doit être jointe aux devis et aux factures (article L243-2) et le professionnel doit pouvoir la présenter à l’ouverture de tout chantier. Exercer sans assurance décennale est un délit puni de 6 mois d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende (article L243-3).
Mis à jour le 26 juillet 2026 — Sami Hami, courtier en assurances (ORIAS n° 22001730)
Impossible de travailler sereinement dans le bâtiment sans elle : l’attestation décennale est réclamée par vos clients avant de signer un devis, par les maîtres d’ouvrage avant d’ouvrir un chantier, par les acheteurs publics dans les appels d’offres et par les notaires lors de la revente d’un bien de moins de dix ans. Ce document, dont le contenu est strictement encadré par l’arrêté du 5 janvier 2016, prouve que votre assurance décennale couvre bien les travaux que vous vous apprêtez à réaliser. Encore faut-il savoir ce qu’elle doit contenir, quand la fournir, comment l’obtenir rapidement et comment vérifier celle qu’un artisan vous remet. Ce guide complet répond à toutes ces questions, textes officiels à l’appui.
Qu’est-ce qu’une attestation d’assurance décennale ?
L’attestation d’assurance décennale est le document par lequel votre assureur certifie, à une date donnée, que vous êtes couvert au titre de la responsabilité décennale des constructeurs. Cette responsabilité, posée par l’article 1792 du Code civil, vous rend responsable de plein droit, pendant dix ans après la réception, des dommages qui compromettent la solidité de l’ouvrage ou le rendent impropre à sa destination. L’article L241-1 du Code des assurances transforme cette responsabilité en obligation d’assurance : tout professionnel dont la responsabilité décennale peut être engagée doit être assuré, et doit pouvoir le justifier à l’ouverture de tout chantier.
Attention à ne pas confondre les deux documents : le contrat d’assurance est la convention, souvent épaisse, qui vous lie à l’assureur ; l’attestation en est la preuve synthétique, celle que vous remettez à vos clients, aux maîtres d’ouvrage et aux acheteurs publics. C’est l’article L243-2 du Code des assurances qui précise que les justifications de l’obligation d’assurance « prennent la forme d’attestations d’assurance, jointes aux devis et factures des professionnels assurés ».
Pendant des années, chaque assureur rédigeait ses attestations librement : documents illisibles, mentions ambiguës, garanties impossibles à comparer. Depuis le 1er juillet 2016, c’est terminé : l’arrêté du 5 janvier 2016, pris en application de l’article L243-2, impose un modèle d’attestation comprenant des mentions minimales, codifié aux articles A243-2 et suivants du Code des assurances. Toute attestation émise depuis cette date doit s’y conformer, et elle doit être signée par un assureur habilité à pratiquer des opérations d’assurance en France, ou par une personne qu’il a dûment mandatée — un courtier peut ainsi la délivrer par délégation.
Dernier point, essentiel : l’attestation n’est pas une garantie en elle-même. Elle fait foi de votre couverture uniquement pour les activités, la période et les limites qu’elle mentionne. C’est précisément pour cela qu’il faut savoir la lire — et la faire lire.
Quelles mentions obligatoires doit-elle contenir ?
Les mentions obligatoires d’une attestation décennale sont celles fixées par l’arrêté du 5 janvier 2016, qui dresse la liste des informations minimales que toute attestation de responsabilité civile décennale doit comporter. Une attestation conforme contient ainsi :
- L’identification de l’entreprise assurée : nom ou raison sociale, adresse du siège et numéro SIREN — il doit correspondre exactement à celui qui figure sur vos devis ;
- L’identification de l’assureur : dénomination, adresse et numéro du contrat d’assurance ;
- La période de validité de l’attestation, de date à date (généralement douze mois) ;
- Les activités ou missions déclarées, selon des libellés précis : c’est la mention la plus importante, car seuls les travaux relevant des activités listées sont garantis ;
- La règle d’application dans le temps : les garanties s’appliquent aux travaux ayant fait l’objet d’une ouverture de chantier pendant la période de validité mentionnée ;
- Le champ géographique des opérations de construction couvertes ;
- Le coût maximal des opérations de construction couvertes (coût total du chantier, tous corps d’état confondus) et, le cas échéant, le montant maximal du marché de l’assuré ;
- La nature des techniques utilisées : la couverture standard vise les travaux de techniques courantes, c’est-à-dire conformes aux DTU, normes et avis techniques en vigueur ;
- Le cas échéant, l’existence d’un contrat collectif de responsabilité décennale (CCRD) et le montant de la franchise absolue ;
- Le rappel du régime légal : objet de la garantie obligatoire (articles 1792 et suivants du Code civil), durée décennale et maintien de la garantie.
Si l’une de ces mentions manque, l’attestation n’est pas conforme au modèle réglementaire : un maître d’ouvrage averti — ou un acheteur public — est en droit de la refuser. Pour un décryptage ligne à ligne, consultez notre guide sur les informations obligatoires de l’attestation décennale.
Quand devez-vous fournir votre attestation ?
Vous devez fournir votre attestation décennale à quatre moments clés de la vie de vos chantiers, prévus par la loi. Ce n’est donc pas un document à sortir une seule fois par an : la loi organise sa production à chacune de ces étapes.
| Situation | Ce que la loi impose | Base légale |
|---|---|---|
| Devis et factures | Joindre l’attestation à chaque devis et à chaque facture, et mentionner l’assurance souscrite, les coordonnées de l’assureur et la couverture géographique | Article L243-2 du Code des assurances (loi du 6 août 2015) ; loi « Pinel » du 18 juin 2014 |
| Ouverture de chantier | Être en mesure de justifier de la souscription d’un contrat couvrant la responsabilité décennale | Article L241-1 du Code des assurances |
| Candidature à un marché public | Tout candidat doit pouvoir justifier d’un contrat d’assurance décennale | Article L241-1, alinéa 3, du Code des assurances |
| Vente de l’ouvrage dans les 10 ans | L’acte de vente mentionne l’existence (ou l’absence) des assurances et l’attestation y est annexée | Article L243-2, dernier alinéa |
Deux textes se combinent pour les devis et factures. La loi « Pinel » du 18 juin 2014 impose d’y mentionner l’assurance professionnelle souscrite au titre de l’activité, les coordonnées de l’assureur ou du garant et la couverture géographique du contrat. La loi du 6 août 2015 est allée plus loin en exigeant que l’attestation elle-même soit jointe aux devis et factures (article L243-2). En pratique : chaque devis que vous envoyez doit partir avec votre attestation en pièce jointe.
Dans les marchés publics, l’attestation est vérifiée au stade de l’attribution, et de nouveau en cas de sous-traitance déclarée : le sous-traitant présenté via le formulaire DC4 doit lui aussi produire ses justificatifs d’assurance. Dans les marchés privés d’une certaine taille, le maître d’ouvrage ou son maître d’œuvre la réclame systématiquement avant la signature du marché, puis à chaque renouvellement annuel pour les chantiers longs.
Attestation périodique ou nominative de chantier : quelle différence ?
L’attestation périodique et l’attestation nominative de chantier sont les deux formes distinctes que peut prendre l’attestation décennale, et les confondre peut coûter cher.
L’attestation périodique (ou annuelle) est celle que votre assureur délivre à chaque échéance du contrat. Elle vaut pour tous les chantiers ouverts pendant sa période de validité, dans les limites qu’elle fixe : activités déclarées, coût maximal d’opération, techniques courantes. C’est elle que vous joignez à vos devis et factures au quotidien.
L’attestation nominative de chantier est établie pour un chantier précisément identifié : adresse de l’opération, maître d’ouvrage, nature des travaux, montant du marché et coût total de l’opération y figurent noir sur blanc. L’assureur confirme ainsi, après examen, que ce chantier particulier est bien couvert.
| Critère | Attestation périodique | Attestation nominative |
|---|---|---|
| Portée | Tous les chantiers ouverts pendant la période de validité | Un seul chantier, désigné précisément |
| Délivrance | Automatique, à chaque échéance annuelle | Sur demande, après examen du chantier par l’assureur |
| Limites | Plafonds génériques (coût d’opération, activités, techniques courantes) | Validées pour le chantier concerné |
| Quand l’utiliser | Devis et factures courants | Chantier dépassant les plafonds, techniques non courantes, exigence du maître d’ouvrage |
L’attestation nominative devient indispensable dans trois cas : lorsque le coût total du chantier dépasse le plafond mentionné sur votre attestation périodique ; lorsque les travaux font appel à des techniques non courantes (procédés hors DTU ou avis techniques) ; ou lorsque le maître d’ouvrage — ou son assureur dommages-ouvrage — l’exige contractuellement, ce qui est la règle sur les opérations importantes. Anticipez la demande : l’assureur doit instruire le dossier du chantier avant de la délivrer, ce qui prend plus de temps qu’une simple réédition d’attestation annuelle.
Qui doit fournir une attestation décennale ?
Toute personne dont la responsabilité décennale peut être engagée sur le fondement des articles 1792 et suivants du Code civil doit fournir une attestation décennale, l’article L241-1 du Code des assurances l’obligeant à être assurée. L’obligation suit ainsi la responsabilité. Sont concernés au premier chef :
- Les entreprises et artisans du bâtiment, tous corps d’état : gros œuvre (maçon, charpentier…), second œuvre (électricien, plombier, plaquiste, carreleur…) ;
- Les concepteurs : architectes, maîtres d’œuvre, bureaux d’études techniques, ingénieurs-conseils ;
- Les constructeurs de maisons individuelles, promoteurs et vendeurs d’immeubles à construire ;
- Les micro-entrepreneurs du bâtiment : le régime fiscal ne change rien à l’obligation, un auto-entrepreneur du bâtiment doit fournir exactement la même attestation qu’une société.
Le cas du sous-traitant mérite une précision d’expert. N’ayant pas de contrat avec le maître d’ouvrage, il n’est pas un « constructeur » au sens de l’article 1792 et n’est donc pas légalement soumis à l’obligation d’assurance décennale. Mais il reste responsable envers l’entreprise principale, sur le terrain contractuel, des désordres affectant ses travaux — et pendant une durée comparable. En pratique, aucune entreprise générale sérieuse ne confie de travaux à un sous-traitant sans attestation de responsabilité décennale : elle est exigée contractuellement, et son absence vous ferme l’accès aux chantiers en sous-traitance, notamment publics via le formulaire DC4.
Seule véritable exception prévue par la loi : le particulier qui construit un logement pour l’occuper lui-même ou le faire occuper par sa famille proche échappe aux sanctions pénales du défaut d’assurance (article L243-3). Pour un panorama complet des professionnels assujettis, consultez notre page qui est concerné par la décennale.
Comment obtenir votre attestation rapidement ?
Pour obtenir rapidement votre attestation décennale, constituez au plus vite un dossier complet : l’assureur délivre l’attestation dès la souscription du contrat. Préparez les éléments suivants avant toute demande de devis :
- Votre numéro SIREN (l’entreprise doit être immatriculée) et la date de création ;
- La liste précise des activités exercées — c’est elle qui figurera sur l’attestation, soyez exhaustif ;
- Votre chiffre d’affaires réalisé ou prévisionnel, et la part sous-traitée ;
- Vos justificatifs d’expérience : années d’exercice dans le métier, diplômes ou certificats de travail — déterminants pour le tarif ;
- Votre relevé d’information et votre sinistralité si vous avez déjà été assuré.
Avec un parcours de souscription en ligne, le devis est immédiat pour la plupart des métiers et l’attestation est émise rapidement dès validation du dossier et encaissement du premier règlement, selon les conditions du devis. Comptez, à titre indicatif, une prime annuelle d’environ 900 € pour un artisan du second œuvre léger, et de 3 500 à 8 000 € pour les métiers du gros œuvre et de la structure ; les créateurs d’entreprise subissent une majoration de l’ordre de 20 à 50 %, tandis que les micro-entrepreneurs paient souvent moins cher, leur chiffre d’affaires étant plafonné. Le détail figure dans notre baromètre des prix de la décennale par métier.
Un conseil qui vaut de l’or : ne sous-déclarez jamais vos activités ou votre chiffre d’affaires pour réduire la prime. Une attestation qui ne mentionne pas l’activité réellement exercée ne vous protège pas — en cas de sinistre, l’assureur opposera la non-garantie. Prenez le temps de comparer les devis décennale sur des bases identiques. Et si les assureurs refusent de vous couvrir, la procédure BCT permet d’obtenir une couverture forcée. Pour obtenir votre devis en quelques minutes : demandez votre devis décennale en ligne.
Comment vérifier une attestation décennale reçue ?
Pour vérifier une attestation décennale reçue, passez systématiquement six points en revue : un contrôle qui prend dix minutes et peut vous éviter dix ans de contentieux. Que vous soyez maître d’ouvrage, entreprise générale ou particulier sur le point de signer un devis, voici les vérifications à mener :
- La période de validité : elle doit couvrir la date d’ouverture de votre chantier — c’est elle qui déclenche la garantie, pas la date du devis ni celle de fin des travaux ;
- Les activités déclarées : les travaux que vous confiez doivent correspondre aux libellés listés. Un plaquiste non déclaré en pose de carrelage n’est pas couvert pour votre salle de bains ;
- Le coût maximal d’opération : comparez-le au coût total de votre chantier tous corps d’état confondus, pas au seul lot de l’entreprise ;
- La nature des techniques : si votre projet sort des techniques courantes (procédé constructif innovant, matériaux hors DTU), exigez une attestation nominative de chantier ;
- L’identité de l’entreprise : le numéro SIREN de l’attestation doit être identique à celui du devis — les reprises d’attestations d’une autre société sont un grand classique de la fraude ;
- L’assureur lui-même : l’attestation doit être signée par un assureur habilité à opérer en France ou son mandataire (article A243-2). En cas de doute, contactez l’assureur via ses coordonnées publiques — pas uniquement celles imprimées sur le document — pour faire confirmer que le contrat est en vigueur ; si le document émane d’un courtier, vérifiez son immatriculation sur le registre de l’ORIAS.
Les fausses attestations existent et circulent. Produire ou utiliser un tel document constitue un faux et usage de faux, puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende (article 441-1 du Code pénal). Pour la victime, la sanction est plus cruelle encore : un faux équivaut à une absence totale d’assurance, et donc à un recours illusoire en cas de désordre. Le réflexe de vérification avant signature n’est pas de la défiance, c’est de la gestion de risque.
Quelle validité, et comment se passe le renouvellement annuel ?
Une attestation décennale mentionne une période de validité, le plus souvent de douze mois, calée sur l’année d’assurance. Mais sa mécanique temporelle est subtile et fait l’objet de nombreux contresens.
La règle d’or : ce qui compte, c’est la date d’ouverture de chantier. L’attestation garantit les travaux dont le chantier a été ouvert pendant sa période de validité. Pour ces chantiers, la garantie est ensuite maintenue pendant les dix ans de la responsabilité décennale : l’article L241-1 répute toute police décennale contenir une clause assurant le maintien de la garantie pour la durée de la responsabilité pesant sur l’assuré. Concrètement, même si le professionnel change d’assureur ou cesse son activité trois ans après votre chantier, c’est l’assureur dont l’attestation couvrait la date d’ouverture de chantier qui prendra en charge un sinistre survenant en année 8.
Ce principe a un corollaire pratique pour les maîtres d’ouvrage : l’attestation de l’année en cours ne prouve rien pour un chantier ouvert il y a deux ans. Si vous constatez un désordre, réclamez l’attestation couvrant la date d’ouverture du chantier concerné — c’est celle-là qu’il faut conserver précieusement pendant dix ans avec le dossier de réception.
Côté professionnel, le contrat se renouvelle généralement par tacite reconduction et l’assureur émet une nouvelle attestation à chaque échéance annuelle : pensez à la réclamer si elle ne vous parvient pas, et à remplacer l’ancienne version dans vos modèles de devis. Deux vigilances : déclarez toute nouvelle activité avant de commencer les travaux correspondants, afin qu’elle apparaisse sur l’attestation ; et si vous changez d’assureur — pour faire baisser le prix de votre décennale par exemple — organisez la résiliation sans jamais laisser de trou de garantie entre les deux contrats : un chantier ouvert pendant une période non couverte le resterait définitivement.
Sans attestation : quels risques pour votre entreprise ?
Travailler sans pouvoir produire d’attestation décennale — parce qu’on n’est pas assuré, ou mal assuré — expose à une triple peine.
Le risque pénal d’abord : le défaut d’assurance décennale est un délit puni de six mois d’emprisonnement et de 75 000 € d’amende, ou de l’une de ces deux peines seulement (article L243-3 du Code des assurances). Seul le particulier construisant pour lui-même ou sa famille proche y échappe. Les condamnations sont réelles, généralement à la suite d’un signalement par un client ou un maître d’œuvre après sinistre.
Le risque commercial ensuite : sans attestation, vos devis ne sont pas conformes aux exigences des lois Pinel et Macron, les maîtres d’ouvrage informés refusent de signer, les entreprises générales ne peuvent pas vous présenter en sous-traitance et les marchés publics vous sont fermés, puisque tout candidat doit justifier de son assurance (article L241-1). L’attestation n’est pas une formalité : c’est un outil de conquête commerciale.
Le risque patrimonial enfin, le plus lourd : l’absence d’assurance ne fait pas disparaître la responsabilité. Pendant dix ans, vous répondez sur vos biens propres des désordres décennaux — et un simple affaissement de dallage ou une infiltration généralisée se chiffre vite en dizaines de milliers d’euros. Pour un entrepreneur individuel ou un micro-entrepreneur, c’est le patrimoine personnel qui est en jeu : nous avons détaillé ces situations dans notre article sur les risques de travailler sans décennale en auto-entreprise.
La conclusion s’impose d’elle-même : l’attestation décennale coûte quelques centaines à quelques milliers d’euros par an ; son absence peut coûter votre entreprise. Si vous n’êtes pas encore couvert, obtenez votre devis décennale en ligne — rapide dès validation du dossier, avec une attestation conforme au modèle réglementaire.
Sources : Article L241-1 du Code des assurances (consulté en juillet 2026) · Article L243-2 du Code des assurances (consulté en juillet 2026) · Article L243-3 du Code des assurances (consulté en juillet 2026) · Arrêté du 5 janvier 2016 fixant un modèle d’attestation d’assurance comprenant des mentions minimales (consulté en juillet 2026) · Article 1792 du Code civil (consulté en juillet 2026) · Article 441-1 du Code pénal (consulté en juillet 2026) · Assurance décennale — entreprendre.service-public.gouv.fr (consulté en juillet 2026)
Vos questions, nos réponses
Oui. Depuis la loi du 6 août 2015, l’article L243-2 du Code des assurances impose de joindre l’attestation d’assurance décennale aux devis et aux factures. La loi Pinel du 18 juin 2014 exige en outre d’y mentionner l’assurance souscrite, les coordonnées de l’assureur et la couverture géographique du contrat. Un devis sans attestation jointe n’est pas conforme.
Elle est valable pour la période qu’elle mentionne, généralement douze mois. Mais c’est la date d’ouverture de chantier qui compte : tout chantier ouvert pendant cette période reste garanti pendant les dix ans de la responsabilité décennale, même si le contrat n’est pas renouvelé ensuite. Le professionnel reçoit une nouvelle attestation à chaque échéance annuelle.
C’est une attestation établie pour un chantier précisément identifié : adresse, maître d’ouvrage, nature des travaux et montant de l’opération y figurent. Elle est exigée quand le chantier dépasse le coût maximal couvert par l’attestation annuelle, quand les travaux relèvent de techniques non courantes, ou quand le maître d’ouvrage ou l’assureur dommages-ouvrage la réclame contractuellement.
Contrôlez la période de validité par rapport à la date d’ouverture du chantier, la correspondance entre activités déclarées et travaux confiés, le plafond de coût d’opération, le SIREN et la signature d’un assureur habilité en France. En cas de doute, contactez l’assureur via ses coordonnées publiques pour confirmer que le contrat est en vigueur. Un faux constitue un délit puni par l’article 441-1 du Code pénal.
L’attestation est délivrée par l’assureur dès la souscription effective : avec un parcours en ligne et un dossier complet (SIREN, activités, chiffre d’affaires, justificatifs d’expérience), elle est émise rapidement dès validation du dossier et premier règlement, selon les conditions du devis. Méfiez-vous de toute promesse d’attestation sans examen du dossier : elle risque de ne pas vous couvrir réellement.
La loi ne l’y oblige pas : sans contrat avec le maître d’ouvrage, le sous-traitant n’est pas soumis à l’obligation d’assurance de l’article L241-1. Mais il reste responsable de ses travaux envers l’entreprise principale sur le terrain contractuel, et celle-ci exige quasi systématiquement une attestation de responsabilité décennale, notamment pour les sous-traitances déclarées en marché public via le formulaire DC4.