Comprendre la décennale

Traitement de charpente : bien déclarer curatif et préventif pour éviter le trou de garantie

Par · Courtier ORIAS n° 22001730 Mis à jour le 26 juillet 2026 8 min de lecture
Sommaire Pourquoi curatif et préventif relèvent-ils de garanties différentes ?
  1. Pourquoi curatif et préventif relèvent-ils de garanties différentes ?
  2. Quelles activités de traitement de charpente faut-il déclarer ?
  3. Que risque une activité exercée mais non déclarée ?
  4. Faut-il déclarer ses engagements de résultat à l'assureur ?
  5. Faire le point sur sa déclaration avec Batirio
  6. Questions fréquentes
  7. Sources & références

L’essentiel

En traitement de charpente, déclarer précisément ses activités (curatif, préventif, mérule, anti-termites) conditionne la validité de la garantie décennale. Un curatif engageant la solidité relève de l’art. 1792 du Code civil ; un préventif sur bois sain relève surtout de la RC Pro. Une activité non déclarée peut entraîner un refus de garantie (art. L113-2 du Code des assurances).

Rédigé par · Courtier ORIAS n° 22001730 · Vérifié le 26 juillet 2026

Un applicateur ne vend pas un seul métier mais un éventail de prestations : injection curative contre les capricornes, badigeon préventif d’un bois neuf, barrière anti-termites, traitement de mérule. Chacune n’engage pas la même responsabilité — et donc pas la même garantie. Mal déclarer ses activités de traitement de charpente, c’est risquer le refus de prise en charge le jour du sinistre.

Ce guide explique la ligne de partage entre curatif et préventif, pourquoi elle commande votre couverture, et comment renseigner correctement votre déclaration d’activités pour éviter le trou de garantie le plus fréquent du métier.

Pourquoi curatif et préventif relèvent-ils de garanties différentes ?

Curatif et préventif ne relèvent pas de la même garantie : le préventif engage avant tout la responsabilité civile professionnelle, tandis que le curatif défaillant peut relever de la garantie décennale (art. 1792 du Code civil). Le traitement préventif protège en effet un bois sain, encore indemne d’attaque ; le traitement curatif vise, lui, à stopper une infestation active et, lorsqu’il porte sur la solidité de la charpente et qu’il échoue, il bascule dans le champ décennal. La différence n’est donc pas qu’une nuance technique : elle détermine quelle garantie répond en cas de problème.

Concrètement, l’entreprise qui déclare uniquement une activité de traitement préventif, mais réalise en pratique des chantiers curatifs sur charpentes infestées, s’expose à un sinistre non couvert : le désordre décennal qui découle d’un curatif inefficace ne correspond pas à l’activité déclarée. Le métier de traitement de charpente exige donc une déclaration complète.

Quelles activités de traitement de charpente faut-il déclarer ?

Vous devez déclarer tous les procédés réellement pratiqués : curatif, préventif, lutte contre les xylophages, anti-termites, champignons lignivores dont la mérule, renforcement et remplacement de pièces dégradées. Pour un applicateur spécialisé, la déclaration doit refléter l’ensemble de ces prestations :

  • Traitement curatif du bois de charpente (injection, pulvérisation, badigeonnage) ;
  • Traitement préventif du bois neuf ou existant contre les agents biologiques ;
  • Lutte contre les insectes xylophages : capricornes, vrillettes, lyctus ;
  • Traitement anti-termites (barrières chimiques, appâts, traitement de sol et de maçonnerie) ;
  • Diagnostic et traitement des champignons lignivores, notamment la mérule ;
  • Assainissement, bâchage et confinement des combles avant traitement ;
  • Renforcement, sistage et remplacement partiel de pièces de bois dégradées ;
  • Sondage et purge des bois attaqués, brossage et dépoussiérage préalables.

Chaque activité omise devient une zone d’ombre potentielle. Le remplacement partiel de pièces porteuses ou le renforcement de charpente, par exemple, touchent directement la solidité de l’ouvrage : les oublier fragilise la couverture décennale.

Que risque une activité exercée mais non déclarée ?

Une activité exercée mais non déclarée expose à un refus de garantie, voire à la nullité du contrat en cas d’omission ou de fausse déclaration (art. L113-2 du Code des assurances). Le contrat d’assurance repose en effet sur la déclaration exacte du risque : l’article L113-2 impose à l’assuré de déclarer les éléments qui permettent de l’apprécier.

SituationConséquence possible
Curatif exercé, seul le préventif déclaréSinistre décennal non couvert
Mérule traitée, non mentionnéePropagation non prise en charge
Remplacement de pièces porteuses omisAtteinte à la solidité hors garantie

À l’inverse, une déclaration complète et fidèle sécurise l’entreprise : elle garantit que le contrat répond effectivement à la réalité des chantiers menés.

Faut-il déclarer ses engagements de résultat à l'assureur ?

Oui, vos engagements de résultat doivent être signalés à la souscription pour que le contrat les anticipe : ils comptent tout autant que la liste des activités déclarées. Un applicateur qui promet l’éradication d’une infestation ou la préservation de la structure souscrit en effet une obligation de résultat : l’inefficacité du traitement lui devient directement imputable.

Déclarer fidèlement, c’est donc décrire à la fois ce que l’on fait (les procédés) et ce que l’on promet (le niveau d’engagement). C’est la combinaison des deux qui conditionne la validité de la couverture d’une entreprise de traitement de charpente.

Faire le point sur sa déclaration avec Batirio

Batirio (courtier ORIAS 22001730), établit un contrat à partir des activités réellement déclarées : curatif, préventif, mérule, anti-termites, renforcement de pièces. Le devis dépend de ces activités, du chiffre d’affaires, de l’ancienneté et de la sinistralité de l’entreprise. L’assurance de responsabilité est encadrée par l’article L241-1 du Code des assurances, l’attestation étant exigée au titre de l’article L243-2.

Un contrat aligné sur la réalité de vos chantiers est la meilleure protection contre le trou de garantie. Prenez le temps de décrire précisément vos procédés et vos engagements de résultat : c’est ce qui rend votre couverture opposable le jour du sinistre.

Questions fréquentes

Le préventif protège un bois sain et engage principalement la responsabilité civile professionnelle. Le curatif vise à stopper une infestation existante ; s’il porte sur la solidité de l’ouvrage et échoue, il peut engager la décennale (art. 1792 du Code civil). Déclarez les deux pour éviter tout trou de garantie.

Le sinistre lié à cette activité peut ne pas être couvert. L’article L113-2 du Code des assurances impose de déclarer les éléments d’appréciation du risque ; une omission ou fausse déclaration peut entraîner un refus de garantie, voire la nullité du contrat.

Oui. Le renforcement, le sistage ou le remplacement partiel de pièces porteuses touchent directement la solidité de l’ouvrage et relèvent du champ décennal. Omettre ces prestations fragiliserait votre couverture sur les désordres structurels.

Oui, c’est essentiel. Promettre l’éradication d’une infestation ou la préservation de la structure crée une obligation de résultat qui vous rend l’inefficacité imputable. Signalez-le à la souscription pour que le contrat soit calibré en conséquence.

Oui, et c’est recommandé. Toute nouvelle activité (par exemple l’ajout du traitement anti-termites ou de la mérule) doit être signalée à votre assureur pour actualiser le contrat. Batirio ajuste la couverture au fil de l’évolution de votre entreprise.

Sources : Article L113-2 du Code des assurances (consulté le 2026-07-04), Article L241-1 du Code des assurances (consulté le 2026-07-04), Article 1792 du Code civil (consulté le 2026-07-04), Service-public.fr — Garantie décennale (consulté le 2026-07-04).

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