Vie de l’entreprise BTP

Assurer une entreprise de reprise en sous-œuvre spécialisée dans les maisons fissurées par la sécheresse

Par Sami Hami · Courtier ORIAS n° 22001730 Mis à jour le 4 juillet 2026 9 min de lecture
Sommaire Reprise de maisons fissurées par la sécheresse : une activité à assurance obligatoire
  1. Reprise de maisons fissurées par la sécheresse : une activité à assurance obligatoire
  2. Les trois garanties à mobiliser sur ce marché
  3. Techniques de confortement sur sol argileux : tout déclarer
  4. Le risque spécifique du sol argileux et de l'obligation de résultat
  5. Pourquoi Batirio structure des contrats adaptés au marché RGA
  6. Questions fréquentes
  7. Sources & références

L’essentiel

Une entreprise qui reprend des maisons fissurées par le retrait-gonflement des argiles (sécheresse) exerce une activité soumise à l’obligation d’assurance de responsabilité décennale (art. L241-1 du Code des assurances), car ses travaux touchent à la solidité de l’ouvrage (art. 1792 du Code civil). Chaque technique de confortement employée sur sol argileux (micropieux, longrines, injection de résine expansive) doit être précisément déclarée pour être garantie. Le RGA est reconnu comme risque naturel depuis la loi du 13 juillet 1982.

Rédigé par Sami Hami · Courtier ORIAS n° 22001730 · Vérifié le 4 juillet 2026

Le retrait-gonflement des argiles (RGA) est devenu l’un des premiers postes de sinistralité du bâtiment en France : sous l’effet des sécheresses successives, les sols argileux se rétractent puis gonflent, fissurant les maisons fondées superficiellement. La reprise de ces bâtiments sinistrés est un marché en forte hausse — et techniquement exigeant, car intervenir sur un sol argileux instable concentre tous les risques de la reprise en sous-œuvre.

Pour l’entreprise qui en fait sa spécialité, la question de l’assurance est centrale : quelles obligations, quelles garanties, quels pièges ? Batirio (ORIAS 22001730) accompagne ces entreprises et connaît les points durs du sujet. Ce guide fait le tour de l’obligation d’assurance, des garanties à mobiliser et des exigences déclaratives propres à la reprise de maisons fissurées par la sécheresse.

Reprise de maisons fissurées par la sécheresse : une activité à assurance obligatoire

Reprendre une maison fissurée par le RGA, c’est intervenir sur les fondations pour stopper le tassement différentiel et stabiliser durablement l’ouvrage. Ces travaux touchent directement à la solidité du bâtiment : ils relèvent de la garantie décennale au sens de l’article 1792 du Code civil.

Par conséquent, l’entreprise est soumise à l'obligation d’assurance de responsabilité décennale posée par l’article L241-1 du Code des assurances. Travailler sur ce marché sans décennale adaptée, c’est s’exposer à porter seul des sinistres qui, sur ce type d’ouvrage, dépassent fréquemment les 100 000 €.

Le RGA lui-même est reconnu comme aléa naturel depuis la loi du 13 juillet 1982 relative à l’indemnisation des victimes de catastrophes naturelles. Mais attention : la reconnaissance catastrophe naturelle indemnise le propriétaire pour le sinistre sécheresse ; elle ne couvre pas l’entreprise pour les désordres que sa reprise pourrait causer. Ce sont deux régimes distincts.

Les trois garanties à mobiliser sur ce marché

Une entreprise spécialisée dans la reprise de maisons fissurées par la sécheresse structure sa protection autour de trois piliers :

  • La RC Décennale — obligatoire (art. L241-1) — couvre dix ans les désordres qui compromettent la solidité de l’ouvrage repris ou le rendent impropre à sa destination. C’est le cœur du risque.
  • La RC Professionnelle prend le relais sur les dommages aux tiers et aux avoisinants pendant le chantier (fissuration d’un bâtiment mitoyen, dommage à un réseau), hors champ décennal.
  • L’assurance Tous Risques Chantier (TRC) couvre l’ouvrage en cours et les travaux confortatifs contre les dommages accidentels avant réception, y compris pendant les phases critiques de terrassement et d’étaiement.

Cet ensemble s’articule avec l’assurance dommages-ouvrage souscrite par le maître d’ouvrage, dans l’esprit du régime issu de la loi Spinetta de 1978.

Techniques de confortement sur sol argileux : tout déclarer

La reprise sur sol argileux mobilise plusieurs techniques, chacune adaptée à une configuration :

  • Micropieux forés ou battus pour reporter les charges vers un horizon stable sous la zone de battement hydrique de l’argile.
  • Longrines de report de charge sous la structure existante.
  • Injection de résine expansive pour stabiliser et relever dallages et fondations dans les sols argileux.
  • Traitement de fissures structurelles par agrafage, injection ou couture d’ouvrage.

Chacune de ces techniques doit figurer précisément dans votre déclaration d’activités. Une technique non déclarée est une activité non garantie : l’assureur oppose l’exclusion au moment du sinistre au titre de l’article L241-1 du Code des assurances. Sur un marché où l’entreprise emploie souvent plusieurs techniques selon le sol, cette exhaustivité déclarative est décisive. Batirio cale la déclaration sur votre pratique réelle, technique par technique.

Le risque spécifique du sol argileux et de l'obligation de résultat

Le sol argileux concentre les difficultés : il se rétracte en période sèche, gonfle en période humide, et sa présence d’eau rend le forage de micropieux sensible au débourrage. C’est précisément sur ce terrain que se réalisent les sinistres les plus lourds de la reprise en sous-œuvre.

Or la reprise est une obligation de résultat : l’entreprise s’engage à stabiliser durablement l’ouvrage. Un tassement résiduel qui rejoue six mois après une injection de résine, faute d’étude de sol suffisante, est un désordre imputable — pas une fatalité climatique. Sur ce marché, l’étude géotechnique adaptée à l’existant n’est pas une option : elle protège autant le chantier que l’indemnisation.

Le tableau ci-dessous résume les points de vigilance propres à ce marché :

Point de vigilanceEnjeu pour l’entreprise
Étude géotechnique sur sol argileuxCondition de l’aléa assurable et de la stabilité durable
Déclaration de chaque techniqueÉviter l’exclusion pour activité non garantie
Obligation de résultatLe tassement résiduel reste imputable à la reprise
Volume de sinistres RGA en hausseContrat qui doit résister à des sinistres de forte intensité

Pourquoi Batirio structure des contrats adaptés au marché RGA

La reprise de bâtiments touchés par le retrait-gonflement des argiles est un cœur de cible pour Batirio. C’est un marché en forte croissance, techniquement exigeant, où le contrat doit tenir face à des sinistres de forte intensité.

Notre approche : veiller à ce que toutes les techniques de confortement employées sur sol argileux soient couvertes, caler la déclaration d’activités sur la pratique réelle de l’entreprise, et structurer une couverture qui résiste au moment du sinistre plutôt que de se dérober. Batirio (ORIAS 22001730) construit des contrats de RC Décennale, RC Pro et TRC pour les entreprises de reprise en sous-œuvre spécialisées sur ce risque spécifique.

Pour l’entreprise, l’enjeu n’est pas seulement d’être assurée sur le papier, mais de disposer d’une garantie qui joue le jour où un sol argileux prend en défaut une reprise. C’est ce que nous construisons avec vous.

Questions fréquentes

Oui. Ces travaux touchent à la solidité de l’ouvrage et relèvent de la garantie décennale (art. 1792 du Code civil). L’entreprise est donc soumise à l’obligation d’assurance de responsabilité décennale prévue à l’article L241-1 du Code des assurances. Sans décennale adaptée, elle porte seule des sinistres qui dépassent souvent 100 000 € sur ce type d’ouvrage.

Non. Le régime catastrophe naturelle, issu de la loi du 13 juillet 1982, indemnise le propriétaire du bâtiment pour le sinistre sécheresse. Il ne couvre pas l’entreprise pour les désordres que sa propre reprise pourrait causer. La responsabilité de l’entreprise relève de sa RC Décennale, un régime distinct.

Impérativement. Micropieux, longrines, injection de résine expansive, agrafage de fissures : chaque technique doit figurer dans votre déclaration d’activités. Une technique non déclarée est une activité non garantie, et l’assureur oppose l’exclusion au moment du sinistre au titre de l’article L241-1 du Code des assurances. Sur ce marché où l’on combine souvent plusieurs techniques, l’exhaustivité est décisive.

Oui, à condition que l’activité soit déclarée et l’étude de sol présente. La reprise en sous-œuvre est une obligation de résultat : un tassement résiduel qui persiste après travaux est un désordre imputable à la reprise, non une fatalité climatique. Il relève alors de la garantie décennale (art. 1792 du Code civil).

Oui, c’est un cœur de cible. Batirio (ORIAS 22001730) structure des contrats de RC Décennale, RC Pro et TRC adaptés au risque retrait-gonflement des argiles, en veillant à ce que toutes les techniques de confortement employées sur sol argileux soient couvertes et à ce que le contrat résiste en cas de sinistre de forte intensité.

Sources : Article 1792 du Code civil (consulté le 2026-07-04). Article L241-1 du Code des assurances (consulté le 2026-07-04). Catastrophe naturelle : indemnisation des dégâts — service-public.fr (consulté le 2026-07-04).

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