Assurance décennale · Gros œuvre & structure

Assurance décennale couvreur-zingueur

Tarifs, obligations et devis en ligne pour votre métier de couvreur-zingueur.

Réponse courte

Le couvreur-zingueur doit souscrire une assurance RC Décennale avant tout chantier (art. L241-1 du Code des assurances). Elle couvre dix ans les désordres graves, notamment une infiltration par un chéneau ou une noue mal réalisés rendant l’ouvrage impropre à sa destination. Chez Batirio, nous assurons toute la zinguerie et l’évacuation des eaux pluviales.

Mis à jour le 4 juillet 2026 — Sami Hami, courtier en assurances (ORIAS n° 22001730)

La zinguerie, c’est l’art discret de conduire l’eau là où elle doit aller. Une toiture peut être impeccable : s’il manque un centimètre de pente à un chéneau, si une noue est mal façonnée ou si une descente est sous-dimensionnée, l’eau s’accumule, déborde et finit par entrer. Le couvreur-zingueur travaille précisément sur ce réseau invisible — gouttières, chéneaux, noues, solins, habillages et tuyaux de descente — qui fait toute la différence entre une maison au sec et une façade rongée par l’humidité. C’est pour ces désordres que la loi impose la garantie décennale (art. L241-1 du Code des assurances), issue de la loi Spinetta de 1978.

Le sinistre-type du zingueur n’est pas l’envol d’une tuile : c’est l’eau qui déborde, stagne ou s’infiltre par un raccord d’étanchéité en zinc. Quand cette eau finit par pénétrer et rendre le bâtiment impropre à sa destination, on entre dans la responsabilité décennale au sens de l’art. 1792 du Code civil. Chez Batirio, nous connaissons les points singuliers de votre métier et bâtissons une couverture d’assurance calée sur vos ouvrages d’évacuation.

Les activités couvertes

Voici les activités typiques d’un couvreur-zingueur que votre contrat doit couvrir. La liste exacte de vos activités déclarées détermine l’étendue de votre garantie.

  • Pose et façonnage de gouttières et de chéneaux (zinc, cuivre, aluminium)
  • Réalisation de noues et de raccords d'étanchéité en zinc
  • Pose de tuyaux et de descentes d'eaux pluviales
  • Solins, bavettes et habillages de rives, souches et lucarnes
  • Habillage de faîtages, arêtiers et pénétrations de toiture
  • Ouvrages de couverture en zinc à joint debout ou à tasseaux
  • Raccordement des eaux pluviales aux réseaux d'évacuation
  • Entretien, débouchage et réfection de zinguerie existante

Votre attestation décennale ne vous couvre que pour les activités qui y sont expressément déclarées. Un couvreur-zingueur ne peut pas se contenter d’une ligne « couverture » : la zinguerie, l’évacuation des eaux pluviales, la pose de chéneaux et de noues, les solins et raccords en zinc doivent apparaître nommément sur votre contrat. Si vous réalisez aussi de la couverture zinc à joint debout ou des habillages, déclarez-les. Pensez également à vos travaux en hauteur. Une activité de zinguerie oubliée, c’est la garantie qui saute le jour où un chéneau lâche : soyez exhaustif et actualisez votre déclaration dès que vous élargissez vos prestations.

Combien coûte votre assurance décennale ?

Le tarif dépend de votre chiffre d’affaires, de votre expérience et de vos antécédents. Fourchettes indicatives pour un couvreur-zingueur :

ProfilPrix indicatif
Artisan seul (≤ 80 k€ CA)1 500 – 3 500 €/an
TPE (2 à 5 personnes)2 700 – 7 700 €/an
PME (> 1 M€ CA)Tarification sur étude — programme personnalisé

* Montants indicatifs 2026, hors reprise du passé et antécédents lourds. Tarif ferme après recueil de votre besoin.

Les garanties recommandées

Le socle de votre protection repose sur la RC Décennale, obligatoire avant l’ouverture de tout chantier (art. L241-1 du Code des assurances), qui couvre dix ans les désordres graves de vos ouvrages de zinguerie et d’évacuation des eaux pluviales. On y ajoute la RC Pro construction, qui prend en charge les dommages causés aux tiers pendant vos travaux — une section de gouttière qui chute, un débordement qui abîme le bien du voisin — ainsi que les désordres n’entrant pas dans le champ décennal. Batirio articule ces garanties selon la réalité de vos chantiers de zinguerie, sans vous vendre du superflu.

Mon devis décennale

Cas concrets

Trois sinistres types du métier

Infiltration par un chéneau mal réalisé

Un couvreur-zingueur pose un chéneau encaissé en zinc en fond de toiture. La pente d'écoulement est insuffisante et un joint de raccord est mal soudé. L'eau stagne, remonte sous la couverture puis s'infiltre le long du mur intérieur sur toute la hauteur du bâtiment : plafonds tachés, enduits cloqués, isolant gorgé d'eau. Le local devient inhabitable dans plusieurs pièces.

29 000 €dépose et refaçonnage complet du chéneau, reprise de la couverture attenante, assèchement, remplacement de l'isolant et réfection des enduits et plafonds

Pris en charge — infiltration rendant l'ouvrage impropre à sa destination (art. 1792 du Code civil)

Débordement de gouttière endommageant la façade

Sur une maison, la gouttière posée est sous-dimensionnée et la descente d'eaux pluviales trop étroite pour la surface de toiture collectée. À chaque forte pluie, l'eau déborde et ruisselle en continu contre la façade. Au fil des mois, l'enduit se dégrade, l'humidité gagne la maçonnerie et des remontées apparaissent à l'intérieur, altérant les murs porteurs en pied de façade.

21 000 €remplacement de la gouttière et de la descente par des sections adaptées, piochage et réfection de l'enduit de façade, traitement de l'humidité et remise en état des murs intérieurs touchés

Pris en charge — désordre d'évacuation des eaux pluviales rendant l'ouvrage impropre à sa destination (art. 1792 du Code civil)

Noue et solin en zinc défectueux

Lors d'une réfection, la noue en zinc entre deux pans de toiture est mal recouverte et le solin de raccord au mur mitoyen présente une soudure défaillante. L'eau se concentre dans la noue, franchit le solin et s'infiltre en combles puis dans l'étage inférieur, endommageant un faux plafond et un parquet. Le désordre se répète à chaque épisode pluvieux.

17 500 €reprise complète de la noue et du solin en zinc, réfection du raccord d'étanchéité, assèchement des combles et remise en état du faux plafond et du parquet

Pris en charge — défaut d'étanchéité de la zinguerie relevant de la décennale (art. 1792 du Code civil)

Questions fréquentes

La décennale couvreur-zingueur, vos questions

Oui. Tout couvreur-zingueur intervenant sur un ouvrage de bâtiment doit souscrire une garantie décennale avant le début des travaux, en application de l'art. L241-1 du Code des assurances. C'est une obligation issue de la loi Spinetta de 1978, valable qu'on soit artisan seul ou en société. Une noue, un chéneau ou une descente mal exécutés peuvent causer un sinistre de plusieurs dizaines de milliers d'euros : sans décennale, vous le remboursez de votre poche.

Elle l'est lorsque l'infiltration compromet la solidité de l'ouvrage ou le rend impropre à sa destination, au sens de l'art. 1792 du Code civil. Un chéneau qui déborde et gorge d'eau les murs intérieurs, une noue mal façonnée qui inonde des combles habitables : ces désordres entrent clairement dans le cadre décennal. En zinguerie, la plupart des sinistres sérieux imputables à un défaut de pose ou de façonnage sont pris en charge à ce titre.

Souvent, oui. Si la gouttière ou la descente d'eaux pluviales est sous-dimensionnée ou mal posée et que l'eau qui déborde dégrade la façade, gagne la maçonnerie et rend le bâtiment impropre à sa destination, le désordre relève de la responsabilité décennale (art. 1792 du Code civil). Un défaut d'évacuation des eaux pluviales n'est jamais anodin : l'humidité qui s'installe dans les murs peut coûter très cher à réparer.

Oui, chaque activité doit figurer sur votre attestation. Un contrat qui ne mentionne que la « couverture » risque de ne pas couvrir un sinistre survenu sur un chéneau, une gouttière, une noue ou un solin en zinc. Déclarez précisément vos prestations de zinguerie : évacuation des eaux pluviales, chéneaux, noues, descentes, raccords d'étanchéité, habillages. Chez Batirio, on cartographie votre activité réelle pour éviter tout trou de garantie.

Oui, si elle résulte d'un défaut de mise en œuvre : incompatibilité de métaux, absence de protection, mauvais façonnage. Une zinguerie qui se perce prématurément et laisse l'eau s'infiltrer peut rendre l'ouvrage impropre à sa destination au sens de l'art. 1792 du Code civil. D'où l'importance de travailler dans les règles de l'art et d'être correctement assuré : chez Batirio, votre couverture est calée sur la réalité de vos ouvrages en zinc et en cuivre.

Oui, et vous avez tout intérêt à la fournir spontanément. Vous devez remettre votre attestation d'assurance à votre client, notamment sur les marchés soumis à obligation d'information (art. L243-2 du Code des assurances). Présenter une attestation à jour, mentionnant bien vos activités de zinguerie et d'évacuation des eaux pluviales, rassure le client et prouve votre sérieux.

Sources : art. L241-1 du Code des assurances (obligation d’assurance décennale) · art. 1792 du Code civil (responsabilité des constructeurs) — Legifrance, consultées le 4 juillet 2026.

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